Le Gymnase Alain Mimoun
Le Gymnase Alain Mimoun, construit en 2000, a été inauguré le 30 mars 2001 par Pierre DODOZ, Maire, en présence d’Alain Mimoun.

Alain MIMOUN (1921 – 2013)
Athlète né le 1er janvier 1921 à Telagh (Algérie), Alain Mimoun fut un des champions français les plus populaires. Issu d’une famille modeste, le jeune garçon obtient son certificat d’études primaires. Il aurait voulu devenir instituteur, mais la nécessaire bourse lui est refusée, alors que les fils de colons la reçoivent presque tous. Cette injustice le poursuivra toujours. En 1939, il s’engage dans l’armée, car il veut connaître la mère patrie. Il découvre l’athlétisme à Bourg-en-Bresse, gagne deux courses du Championnat de l’Ain. Il sert dans le 19e régiment du génie en Algérie, où ses qualités pédestres lui valent d’intégrer l’équipe de cross-country de l’unité. Il combat en Tunisie en 1942-1943, se bat en Italie. En janvier 1944, il est grièvement blessé par un éclat d’obus durant la bataille du mont Cassin. Il évite l’amputation de peu, participe encore au débarquement en Provence.

Alain Mimoun gagne la métropole en 1946. Il devient garçon de café à la Croix-Catelan, propriété du Racing Club de France, dont il portera les couleurs. Il est déjà âgé de vingt-cinq ans quand il participe pour la première fois aux Championnats de France, en 1946 : il se classe deuxième du 10 000 mètres. Lors des Jeux Olympiques de Londres, en 1948, alors quasi inconnu, il obtient la médaille d’argent sur 10 000 mètres, derrière l’intouchable Tchécoslovaque Emil Zatopek. En 1952, à l’occasion des Jeux d’Helsinki, il remporte d’abord, le 20 juillet, une seconde médaille d’argent sur 10 000 mètres, toujours derrière Zatopek. Le 24 juillet, il s’adjuge une nouvelle médaille d’argent, sur 5 000 mètres cette fois, encore derrière Zatopek, à l’issue d’une course restée dans les mémoires et lors de laquelle il améliore le record de France (en 14 min 7,4 s, échouant de 0,8 s pour le titre), tandis que l’Allemand Herbert Schade obtient la médaille de bronze et que le Britannique Chris Chataway, épuisé, a chuté.
Pour Alain Mimoun, la consécration vient le 1er décembre 1956. Lors des jeux Olympiques de Melbourne, il dispute le marathon. C’est la première fois qu’il s’aligne sur l’épreuve de 42,195 km. Ce jour-là, le soleil du printemps austral frappe fort, si bien que les concurrents vont devoir courir les 42,195 km sous une forte chaleur (36 0C). Mimoun se dégage, en compagnie de cinq adversaires, vers la mi-course, alors qu’Emil Zatopek est décroché. Le Français force l’allure au trentième kilomètre et se porte seul en tête. Il s’impose en 2 h 25 min, devant le Yougoslave Franjo Mihalic et le Finlandais Veikko Karvonen. Emil Zatopek, sixième, le félicitera chaleureusement.
Entre 1949 et 1956, Alain Mimoun a remporté par quatre fois le Cross des nations, ancêtre du Championnat du monde de cross-country. Il fut médaillé d’argent sur 5 000 mètres et sur 10 000 mètres lors des Championnats d’Europe en 1950, les deux fois derrière l’inévitable Zatopek. De 1947 à 1966, Alain Mimoun aura porté fièrement à quatre-vingt-cinq reprises le maillot de l’équipe de France, une longévité remarquée par le général de Gaulle, qui lui confia un jour : « M. Mimoun, nous avons tous les deux un point commun, nous durons ! » Le 7 octobre 1955, Alain Mimoun a également battu le record de France de l’heure (19,384 km). Il fut vingt-neuf fois champion de France, obtenant son dernier titre, sur le marathon, en 1966, à quarante-cinq ans.
Le complexe sportif Clarisse Agbégnénou

Construit en 2023, le pôle sportif jouxtant le gymnase Alain Mimoun est constitué de deux salles d’un dojo et d’une salle multi-activités, dévolus pour la pratique de différentes disciplines pratiquées par les associations ollainvilloises telles que le judo, le taekwondo, le viet-vo-dao, le yoga, la gym enfant, etc.

Ce complexe est également équipé de vestiaires, de douches et d’un bureau. Il est également mis à disposition de nos écoles et du collège qui l’utilisent pour leurs activités sportives.
Il a été inauguré le 23 mars 2024, par Jean-Michel Giraudeau, Maire, en présence de Clarisse Agbégnénou.


Clarisse Agbégnénou
Clarisse Agbegnenou, parfois orthographié Agbégnénou, née le 25 octobre 1992 à Rennes en France, est une judokate française évoluant en moins de 63 kg (poids mi-moyens), licenciée au Red Star Club (RSC) de Champigny-sur-Marne.
Elle possède un des plus beaux palmarès du judo féminin français et international, avec une médaille d’argent ( 2016), trois médailles d’or (2020 en individuel et par équipes et en 2024 par équipe) et une médaille de bronze olympique (2024), six titres de championne du monde (2014, 2017, 2018, 2019, 2021 et 2023), deux médailles d’argent mondiales (2013 et 2015) et cinq titres européens (2013, 2014, 2018, 2019 et 2020).
Elle est désignée, en compagnie du gymnaste Samir Aït-Saïd, porte-drapeau de l’équipe de France olympique pour les Jeux de Tokyo 2020. Le 27 juillet 2021, quatre jours après la cérémonie d’ouverture où elle a défilé en tête de sa délégation, elle est sacrée championne olympique. Elle domine la tenante du titre Tina Trstenjak qui l’avait battue en finale à Rio, s’imposant au golden score pour gagner le seul titre qui manquait encore à son palmarès. Elle remporte ensuite une deuxième médaille d’or, avec la France, dans la compétition par équipes mixtes qui clôt le programme du judo à Tokyo, en battant les japonaises en finale. Après avoir donné naissance à une petite fille en 2022 et onze mois après, Clarisse Agbegnenou remporte son sixième titre de championne du monde le 10 mai 2023 à Doha.
Elle est élue à la Commission des athlètes de haut niveau du Comité national olympique et sportif français pour le mandat 2021-2025.